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Le travail c'est la santé !

On entend souvent dire que “le travail, c’est la santé”. Mais que signifie réellement cette expression ? Voyons en quoi le travail peut être bénéfique pour la santé, à condition de trouver le bon équilibre entre effort, motivation et bien-être.

La vie fleurit par le travail” du poète Arthur Rimbaud. Le travail peut être la source de beaucoup de satisfactions, en particulier à l’école. Surtout, il est indispensable pour atteindre ses objectifs dans un grand nombre de domaines. 

I) Pourquoi dit-on que le travail c’est la santé ? 

Le travail occupe une place centrale dans nos vies. Il structure nos journées, nous donne des objectifs et nous pousse à nous dépasser. Le travail est le moyen idéal pour se lancer des défis au quotidien. Lorsqu’il est adapté et valorisant, le travail permet de se sentir utile, compétent et reconnu. Il contribue ainsi à l’équilibre mental et émotionnel. C’est également une très bonne façon de socialiser, notamment lors de travaux de groupe, en formant une équipe avec d’autres élèves. 

 

À l’inverse, l’absence d’activité ou le manque de sens peut entraîner démotivation, stress ou perte de confiance en soi. C’est pourquoi on associe souvent le travail, scolaire ou professionnel, à une forme de stabilité et de santé globale.

II) Quels sont les bienfaits du travail sur notre santé ? 

Un travail bien encadré et équilibré peut avoir de nombreux effets positifs sur la santé :

  • Renforcer la santé mentale : se fixer des objectifs stimule la motivation et l’estime de soi.

  • Structurer le quotidien : avoir un rythme favorise un meilleur équilibre de vie.

  • Stimuler le cerveau : apprendre, réfléchir et résoudre des problèmes entretient les capacités cognitives.

  • Donner du sens : accomplir une tâche apporte un sentiment d’utilité et de satisfaction personnelle.

III) Comment allier travail et bien-être ? 

Si le travail offre de nombreux bénéfices pour la santé, il convient d’organiser correctement ses séances studieuses : 

  • S’octroyer des pauses : à la manière de la Méthode Pomodoro, il est important de faire des pauses régulièrement pour laisser au cerveau le temps de repos dont il a besoin pour rester efficace. 

  • Varier les matières : réviser son histoire ou faire des exercices de mathématiques pendant des heures risque de fatiguer ou de démotiver l’élève. Mieux vaut alterner deux ou trois matières.

  • Essayer plusieurs méthodes : fiches de révision, flash cards, carte mentale et bien d’autres, il est utile de tester différents modes d’apprentissage pour trouver celui qui convient le mieux.

  • S’écouter : quand la fatigue se fait sentir, mieux vaut faire une pause et se reposer vraiment pour être à nouveau d’attaque. 

  • Se fixer des objectifs atteignables : réviser tout le programme en une après-midi semble un peu trop ambitieux. Pour rester motivé et ne pas se décourager, il faut choisir des objectifs réalistes. 

  • Célébrer les réussites : elles sont le fruit du travail réalisé, il est donc très important de fêter chaque victoire, aussi minime soit-elle. 

IV) Les 3 points clés à retenir :

  • Le travail permet de structurer les journées et d’apporter un rythme mais aussi des objectifs au quotidien. 

  • Grâce à l’accomplissement des différents objectifs, les enfants gagnent en confiance et en estime d’eux. 

  • Le travail est stimulant et donne du sens. 

V) Qu’en disent les neurosciences ?

  1. Le travail stimule le cerveau : c’est un organe plastique. Plus on l’utilise et plus il se développe. Travailler régulièrement active plusieurs zones cérébrales (attention, mémoire, raisonnement), ce qui renforce les connexions neuronales.

  2. Les objectifs et la motivation :  un objectif clair et du sens aident le cerveau à mieux apprendre. Quand une tâche est comprise et valorisée, le système de la récompense (dopamine) est activé, ce qui augmente l’engagement et la persévérance.

  3. Ne pas oublier les pauses : elles sont indispensables pour permettre au cerveau de consolider les apprentissages. Sans temps de récupération, les informations sont moins bien mémorisées et la fatigue cognitive s’installe.

VI) Associer travail et santé selon le niveau scolaire : 

  • Cycle 2 (CP – CE1 – CE2) : 

À cet âge, le travail scolaire doit avant tout être rassurant et valorisant. L’objectif est de donner aux élèves le goût de l’effort sans pression excessive. Des temps de travail courts, entrecoupés de pauses, favorisent la concentration et évitent la fatigue. Mettre l’accent sur les encouragements et la réussite permet de renforcer la confiance en soi et le bien-être.

 

  • Cycle 3 (CM1 – CM2 – 6ᵉ) : 

Les élèves commencent à gagner en autonomie et à faire face à une charge de travail plus importante. Associer travail et santé passe par l’apprentissage de l’organisation : planifier ses devoirs, répartir les efforts et apprendre à faire des pauses. Il est aussi essentiel de les aider à exprimer leurs difficultés afin d’éviter le stress ou le découragement.

 

  • Cycle 4 (5ᵉ – 4ᵉ – 3ᵉ) : 

À l’adolescence, les enjeux scolaires augmentent et les émotions peuvent être plus intenses. Il devient important d’apprendre à gérer le stress, à trouver un équilibre entre travail scolaire, sommeil et temps personnel. Valoriser les efforts, et pas uniquement les résultats, aide les élèves à rester motivés sans nuire à leur santé mentale.

 

  • Lycée (seconde à la terminale) : 

Le lycée demande une grande capacité d’organisation et d’endurance. Associer travail et santé signifie apprendre à prioriser, à gérer la pression des examens et à préserver des temps de récupération. Le sommeil, l’activité physique et les moments de détente sont essentiels pour maintenir la concentration et la motivation sur la durée.

Alors, prêt(e) à voir le travail comme un allié ?

Avec cette vision du travail, plus question de le considérer comme un obstacle redoutable. Alors chaussez vos baskets, prenez votre cahier et préparez vous à une séance de gymnastique intellectuelle !

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